Sunday, November 24, 2013

L’histoire devrait-elle servir à éduquer à la citoyenneté?

L’histoire devrait-elle servir à éduquer à la citoyenneté?

Je suis d’avis que l’école devrait servir à éduquer à la citoyenneté tout comme le programme actuel qui en souligne l’importance en y attribuant une compétence complète : consolider sa citoyenneté à partir de son identité sociale, de sa participation à la vie collective et démocratique, de sa capacité de délibération et de ses connaissances sur les institutions publiques. La citoyenneté est ce qui nous identifie comme acteur social au sein de notre communauté, ce qui nous donne une base commune de connaissances et d’habileté qui aide à nous comprendre les uns et les autres, car nous partageons le même espace public malgré notre grande diversité. La citoyenneté est un concept qui est dépendant du régime et de la culture politique de son lieu de résidence, elle doit donc être acquise par force de côtoiement. Afin de fonctionner, notre régime politique, que l’on considère une démocratie a besoin d’un certain type de citoyen. Nous avons vu en classe qu’il y avait 3 types de citoyens possibles en démocratie (Westheimer, J. & Kahne, J., 2004), le citoyen socialement responsable, l’impliqué et celui ouvert à la justice sociale. Un citoyen devrait au minimum être un citoyen participatif s’il veut pleinement participer à la société, donc selon moi les cours d’histoire devraient au moins éduquer à une citoyenneté participative.

            L’histoire devrait éduquer à la citoyenneté, car c’est la discipline la plus apte à le faire. Tout d’abord, la citoyenneté étant dépendante du régime politique et de la société, connaitre la fondation de la société et son évolution nous permet de bien comprendre les décisions prises par les acteurs de l’époque. Pour qu’un citoyen actif se développe, nous devons lui faire connaitre les autres options qui lui sont disponibles. L’histoire permet de comparer notre présent avec notre passé et ainsi à faire réaliser à l’élève que le système actuel n’est peut-être pas le meilleur, mais qu’il semble bien meilleur que les systèmes précédents. L'histoire développe les qualités nécessaires d’un bon citoyen, comme la foi raisonnée, la connaissance des valeurs communes, l’ouverture au changement, le militantisme, la pensée critique, la mise en perspective, l’acceptante de l’autre ainsi que la capacité de construire son identité tout en étant libéré de sa mémoire. (Martineau et Laville, 1998) Grâce à la méthode historique, à la connaissance des autres réalités possibles, l’élève à la capacité de développer les qualités mentionnées plus haut et ainsi devenir un bon citoyen participatif.

L’histoire devrait donc éduquer à la citoyenneté participative, car nous devons avoir des bases communes à tous pour vivre en harmonie et qu’elle nous apprend à être ouverts sur le monde et à avoir l’esprit critique, 2 des qualités centrales à un citoyen participatif.


Westheimer, J. & Kahne, J. (2004). What Kind of Citizen? The Politics of Educating for Democracy. American Educational Research Journal. 41(2).

Martineau, R. et Laville, C. (1998) L'histoire : voie royale vers la citoyenneté?, Vie pédagogique, 108,19-25.

Pourquoi devrait-on utiliser les TIC dans le cadre du cours d’univers social?



Pourquoi devrait-on utiliser les TIC dans le cadre du cours d’univers social?


            Tout d’abord, les TIC sont omniprésentes dans nos vies et cela autant dans nos loisirs que dans notre travail, il est donc normal de vouloir familiariser nos élèves à l’utilisation des TIC. Cette raison s’applique à l’école en général, mais nous désirons souligner leur importance pour le développement des compétences visées en histoire et en géographie. Les TIC sont déjà insérées dans l’univers de la géographie avec des outils comme « Google-Earth » qui permettent de visuellement voir la plupart des zones de la terre permettant ainsi de voir les différences entre les régions du globe de nos yeux. Les grandes villes touristiques, les métropoles, les zones industrielles qu’ils étudient durant leur parcours ne sont plus distantes, mais bien présentes en imagent par le médium d’internet qui nous offre directement et facilement les images que nous désirons regarder. L’accessibilité d’un regard sur le monde au bout de notre doigt crée un rapprochement avec les paysages lointains ou dans notre propre province. Par exemple, lorsque nous abordons le paysage forestier, l’utilisation de « Google- Earth » nous permet de voir la déforestation de nos forêts qui est normalement dissimulée par une mince bordure d’arbres sur le bord de nos routes.


 Comme un proverbe le dit si bien, « une image vaut mille mots. »  Les TIC nous permettent d’avoir accès à des milliards d’images pertinentes qui nous montre une réalité autre que celle que nous voyons dans médias de masse et permet ainsi de questionner les réalités sociales de notre monde en montrant diverses positions à un conflit, favorisant ainsi l’esprit critique et l’ouverture sur le monde.

L’internet et ses bases de données ne sont qu’une facette des TIC, nous pouvons aussi les utiliser afin de rester en contact avec les élèves et leurs parents hors des heures de cours. Par exemple, l’utilisation d’un forum que l’on modère permet aux élèves qui s’interrogent de ne pas attendre la classe afin de poser une question. Nous pouvons même laisser d’autres élèves répondre à leurs interrogations favorisant ainsi un apprentissage entre pairs. Les ressources sont multiples afin de faciliter l’apprentissage hors classe des élèves et une de celle que je préfère est le site allo prof (http://www.alloprof.qc.ca) qui fourni plusieurs outils intéressants comme la bibliothèque, des jeux éducatifs et un forum qui permet aux élèves de poser des questions directement.

Une autre utilité des TIC est l’apprentissage par les jeux éducatifs qui nous offrent dans plusieurs cas des situations problèmes qui permettent aux élèves de comprendre la complexité des enjeux. Par exemple, le site France TV Éducation (http://education.francetv.fr) nous renseigne sur la période romaine et son peuple en ayant un jeu qui consiste à construire sa propre cité romaine et cela en ajoutant plusieurs renseignements pertinents sur l’époque. Un jeu éducatif intéressant qui vient de sortir est Fort Mcmoney ( http://fortmcmoney.com/fr/#/fortmcmoney ) qui est un documentaire interactif très complexe qui consiste à diriger comme maire, la municipalité Fort Mcmoney qui est inspirée de Fort Mc Murray situé en Alberta. Cette simulation problématise plusieurs questions, dont celle des ressources énergétiques, de la démocratie et de l’économie. Bien que le jeu est influencé par le financement des compagnies pétrolières, il semble être bien construit. Les TIC peuvent donc faire vivre des expériences concrètes et problématisées aux élèves ce qui les aide à concevoir des concepts parfois difficiles à assimiler.

Bref, nous devrions utiliser les TIC dans le cadre du cours d’univers social, car ce sont des outils abondants, efficaces, accrocheurs et pertinents qui facilitent le rapprochement entre la réalité et la salle de classe.

Liens internet:




Photo :

Greenpeace

Wednesday, October 9, 2013

Portfolio 3



Portfolio 3 : Pourquoi s'intéresser aux représentations sociales des élèves?


Afin de bien déterminer si nous devons nous intéresser aux représentations sociales des élèves, nous devons commencer par nous nous demander ce qu’est une représentation sociale pour ensuite nous interroger sur son utilité en classe.


Tout d’abord, une représentation sociale est selon De Vecchi et Carmona-Magnaldi composés de deux éléments, les connaissances intérieures et les représentations que les élèves ont. Une représentation sociale est en fait une préconception d’une chose qui est rependue dans la société, dans un groupe ou chez un individu. (Lautier, 2006) suppose que les représentations sociales de nos élèves se forment à  chaque  instant, à travers leurs relations et en effectuant des analogies et des transferts avec leurs connaissances antérieures. Les représentations sociales sont donc ce que les élèves connaissent d’un sujet que nous désirons aborder. Parce qu’elles sont formées avant d’avoir vu le sujet en profondeur et dans toutes ses coutures, les représentations sociales ont tendance à être peu définies ou être remplies de raccourcis intellectuels. C’est parce qu’elles sont justement à une étape embryonnaire que nous pouvons utiliser les représentations sociales dans nos classes.

            Si nous désirons étudier un événement de l’histoire ou un territoire, il est très facile d’aller chercher les représentations sociales des élèves à l’aide d’un schéma conceptuel qui ira chercher les représentations des élèves. À partir de ce moment, nous pouvons démonter que leur conception, leurs représentations ne représentent pas exactement le sujet que nous désirons étudier. Cette situation nous permet donc de provoquer un doute cognitif chez nos élèves qui tenteront de réorganiser leurs représentations sociales afin qu’elles correspondent mieux à la réalité. La complexité de notre monde ne se résume que rarement en un point de vue monolithique, les représentations et leur confrontation nous permettent de rendre compte des multiples conceptions que nous pouvons avoir d’un même sujet et ainsi de questionner le sujet d’étude et nos représentations le concernant. C’est en questionnant les représentations de nos élèves que nous pouvons les faire réfléchir. Par exemple, si  je parle de la province de l’Alberta, mes représentations sociales ne seront aucunement les mêmes que celles des autres si je suis un environnementaliste ou un employé de touriste Alberta.

Lac Moraine en Alberta (www.holisticdrugrehab.org)  

  Sables bitumineux en Alberta (www.Greenpeace.org)

                 









 
Les représentations sociales nous permettent donc de démontrer la pertinence de la pensée historique et démontrant que les interprétations et les représentations du monde sont multiples et que nous devons les prendre en compte lorsque nous désirons étudier un sujet.


Gérard DE VECCHI, Nicole CARMONA-MAGNALDI (2ème éd. 2002), Faire vivre de véritables situations-problèmes, Hachette Education.

Lautier, N. dans Haas, V. (Ed.)(2006). Les savoirs du quotidien. Transmissions, Appropriations, Représentations. Rennes : Presses universitaires de Rennes.

Portfolio 1



 Portfolio 1 : Qu’est-ce que la pensée historique? Et comment la développer en classe?

L’histoire est l’étude des événements passés et leurs interprétations. (Moniot, 1993) Les évènements du passé étant passés, il est ardu de les étudier directement, c’est pourquoi un historien étudie principalement les interprétations directes ou indirectes des événements qu’il désire étudier. L’historien consciencieux de son travail utilisera sa pensée historique afin de bien cerner les enjeux qui entourent l’interprétation des événements du passé et leurs interprétations. Cette pensée historique nous amène à être conscients des préjugés qui nous habitent lorsque nous étudions le passé à la lumière du présent. Les diverses sources de préjugés sont : notre bagage de connaissances préalable, le fait que nous étudions des interprétations ou des interprétations des interprétations, dans la sélection de nos sources, dans l’intérêt que nous portons à certains événements, dans notre connaissance des suites de l’histoire. (Moniot, 1993) Notre connaissance de l’histoire est donc empreinte de notre subjectivité et cela même si nous recherchons à être le plus objectif possible. Cette réalisation que l’histoire est une construction sociale, une interprétation collective du passé est la base de la pensée historique et de ce qui donne un sens au passé. (Duquette, 2010) Lorsque la subjectivité de l’histoire est intégrée comme paradigme de l’histoire, il est alors concevable d’avoir des débats autour des événements et des interprétations historiques. C’est par la subjectivité de l’histoire, par les interprétations possibles d’événements historiques que nous pouvons développer la pensée historique en classe. En introduisant des sources diverses, des interprétations qui s’affrontent, nous amenons l’élève à concevoir que l’histoire est une interprétation. Il suffit alors de l’accompagner dans son cheminement, sa réflexion et de noter ses préjugés ainsi que ceux des acteurs et de ceux qui interprètent les événements afin qu’il développe sa pensée historique et puisse alors être critique face aux  connaissances historiques.

Duquette, C. (2010) Les difficultés entourant l’apprentissage de la pensée historique chez les élèves du secondaire : la conscience historique comme piste de solution ?, Dans J.-F. Cardin, M.-A. Éthier & A. Meunier ( DIR), Histoire, Musée et éducation à la citoyenneté. Québec : Éditions multimondes.

Moniot, H. (1993) Didactique de l’histoire. Paris : Nathan.

Thursday, October 3, 2013

Bon, j'vais au moin devoir  faire une tentative avant de mettre mes textes  en ligne!