Portfolio
1 : Qu’est-ce que la pensée historique? Et comment
la développer en classe?
L’histoire est l’étude des événements passés et leurs
interprétations. (Moniot, 1993) Les évènements du passé étant passés, il est
ardu de les étudier directement, c’est pourquoi un historien étudie
principalement les interprétations directes ou indirectes des événements qu’il
désire étudier. L’historien consciencieux de son travail utilisera sa pensée
historique afin de bien cerner les enjeux qui entourent l’interprétation des
événements du passé et leurs interprétations. Cette pensée historique nous
amène à être conscients des préjugés qui nous habitent lorsque nous étudions le
passé à la lumière du présent. Les diverses sources de préjugés sont :
notre bagage de connaissances préalable, le fait que nous étudions des
interprétations ou des interprétations des interprétations, dans la sélection
de nos sources, dans l’intérêt que nous portons à certains événements, dans
notre connaissance des suites de l’histoire. (Moniot, 1993) Notre connaissance
de l’histoire est donc empreinte de notre subjectivité et cela même si nous
recherchons à être le plus objectif possible. Cette réalisation que l’histoire
est une construction sociale, une interprétation collective du passé est la
base de la pensée historique et de ce qui donne un sens au passé. (Duquette,
2010) Lorsque la subjectivité de l’histoire est intégrée comme paradigme de
l’histoire, il est alors concevable d’avoir des débats autour des événements et
des interprétations historiques. C’est par la subjectivité de l’histoire, par
les interprétations possibles d’événements historiques que nous pouvons
développer la pensée historique en classe. En introduisant des sources
diverses, des interprétations qui s’affrontent, nous amenons l’élève à
concevoir que l’histoire est une interprétation. Il suffit alors de
l’accompagner dans son cheminement, sa réflexion et de noter ses préjugés ainsi
que ceux des acteurs et de ceux qui interprètent les événements afin qu’il
développe sa pensée historique et puisse alors être critique face aux connaissances historiques.
Duquette, C. (2010) Les difficultés entourant l’apprentissage de la pensée historique chez les élèves du secondaire : la conscience historique comme piste de solution ?, Dans J.-F. Cardin, M.-A. Éthier
& A. Meunier ( DIR), Histoire, Musée et éducation à la citoyenneté.
Québec : Éditions multimondes.
Moniot, H. (1993) Didactique de
l’histoire. Paris : Nathan.
Bonne réflexion, mais le mot interprétation revient quand même 12 fois ! Cela alourdit pas mal le texte. Cela dit, la pensée historique est bien saisie.
ReplyDeleteNote : A-